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mardi 10 novembre 2009

Le récit de la semaine : "Pour un peu de tabac"

Le récit de la semaine : "Pour un peu de tabac" PDF Imprimer E-mail
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Magazine - Récits
Écrit par www.hassidout.org   
Lundi, 09 Novembre 2009 13:43


A Berditchev, vivait un certain Hirshelé qui n'avait aucun succès dans tout ce qu'il entreprenait.
Inutile de dire que cela ne le rendait pas heureux. Ses voisins l'ignoraient superbement et sa femme lui rendait la vie bien amère.
La veille de Yom Kippour, il espérait trouver quelque chose à manger avant le jeûne, mais avec quoi sa femme aurait-elle pu préparer un vrai repas? La pauvre femme, excédée et frustrée, l'accueillit de façon si désagréable qu'il sortit de chez lui et se rendit à la synagogue. Son estomac gargouillait, criait famine tandis que tous ses coreligionnaires, après avoir pris un bon repas, se rassemblaient pour la prière.
Tous les hommes avaient revêtu leur "Kittel" blanc, impeccable, et un "Talit" fraîchement lavé et repassé, tandis que lui ne portait que ses vêtements usés de semaine.
Il essayait de ne pas prêter attention à la poussée de colère de son estomac affamé mais rien n'y faisait.
Puis Hirshelé eut une idée: d'accord, il n'aurait rien à manger mais peut-être que Reb Barou'h, le riche notable assis au premier rang, pourrait lui laisser renifler une pincée de tabac. Voilà qui lui permettrait peut-être d'oublier la douleur de la faim et d'avoir la force de prier.
Hirshelé s'approcha avec précaution de la place d'honneur de Reb Barou'h et tapa légèrement sur son épaule: "Excusez-moi, Reb Barou'h, pourriez-vous me laisser respirer un peu de votre tabac à priser?"
Intrigué, Reb Barou'h se tourna vers celui qui avait l'audace de le déranger justement maintenant, alors qu'il se concentrait dans la prière du jour le plus saint de l'année. Et ce n'était que ce misérable Hirshelé! D'un air dégoûté, il grogna: "Comment? Maintenant? Non mais!"
Hirshelé, mortifié, se sentit encore plus humilié qu'il ne l'avait jamais été. Il retourna, tête basse, au fond de la synagogue, convaincu qu'il n'arriverait jamais à rien, conscient qu'il ne méritait même pas le réconfort d'une prise de tabac.
Nul n'avait prêté attention à cet épisode dans la synagogue mais "Là-Haut", toute la scène avait été remarquée. Les anges étaient indignés: comment cet homme si riche avait-il pu humilier à ce point son frère si infortuné? Il fut décrété que l'année suivante, tout serait différent. La roue de la fortune tournerait et Hirshelé qui deviendrait bientôt Reb Hirsh serait au sommet tandis que Reb Barou'h serait, lui, au plus bas.
Et donc, juste après Yom Kippour, Hirshelé hérita une grosse fortune d'un parent éloigné qu'il avait à peine connu. Après avoir donné le dixième à la Tsédaka (charité) et remboursé ses dettes, il se lança dans les affaires et, à sa surprise, connut une grande réussite. A partir de ce moment, sa prospérité ne fit que croître.
Mais pendant ce temps, Reb Barou'h connaissait le processus inverse. Toutes les affaires qu'il entreprenait échouaient l'une après l'autre, et il devint criblé de dettes. Il s'adressa alors à Rabbi Lévi Its'hak de Berditchev qui lui demanda: "As-tu eu des démêlés avec Reb Hirsh?"
Tout d'abord Reb Barou'h répondit que non. Puis il se ravisa: "Je me souviens maintenant: à Yom Kippour, il m'a dérangé pour me demander un peu de tabac à priser et, courroucé, je l'ai renvoyé".
"C'est sûrement cela, dit le Rabbi. A cause de ce geste d'impatience, il a été décrété que toi, tu perdrais ton argent et que lui deviendrait riche!"
Reb Barou'h était effondré: "Comment puis-je réparer la situation?" pleura-t-il devant le Rabbi.
Rabbi Lévi Its'hak réfléchit: "Ce ne sera pas facile. Tout ce que je peux dire, c'est que si tu demandes à Reb Hirsh du tabac à priser et qu'il te le refuse, tu pourras te plaindre de lui..."
Les années passèrent et Reb Barou'h n'arrivait pas à se sortir de son inextricable infortune. Par contre, Reb Hirsh était de plus en plus prospère. Il était maintenant devenu un notable de la communauté et quand sa fille atteint l'âge voulu, on la présenta au fils du Rav de Zitomir à qui elle se fiança.
Toute la ville attendait avec impatience ce grand mariage, et Reb Barou'h encore davantage car il tenait là l'occasion rêvée de retrouver sa richesse. Alors que le jeune couple se tenait sous le dais nuptial devant leurs parents émus aux larmes, Reb Barou'h tira Reb Hirsh par la manche et lui demanda: "Avez-vous un peu de tabac à me prêter, Reb Hirsh?"
Très naturellement, et sans s'offenser le moins du monde d'être dérangé à ce moment-là, Reb Barou'h sortit de sa poche une belle tabatière décorée qu'il tendit à Reb Barou'h. Celui-ci s'évanouit!
Toute l'assistance était en émoi et on fit venir un docteur pour le ranimer. Reb Hirsh lui demanda alors en quoi il l'avait offensé.
"Venez, allons parler dans un endroit à l'abri des regards", répondit Reb Barou'h, qui lui raconta alors tout ce que lui avait dit Rabbi Lévi Its'hak. Tous deux se rendirent alors chez le Rabbi, bien décidés à suivre ses recommandations.
Rabbi Lévi Its'hak écouta toute l'histoire puis demanda à Reb Hirsh: "Acceptez-vous de donner à Reb Barou'h une partie de votre fortune?"
Reb Hirsh décida sur le champ de partager sa richesse avec Reb Barou'h et tous deux passèrent le reste de leur vie aussi proches que s'ils étaient frères, en paix et prospérité pour le reste de leur vie!

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