| Les étincelles ou le sens de l'exil | | | |
| Magazine - Judaisme | |
| Mercredi, 05 Janvier 2011 16:31 | |
| fr.chabad.org Basé sur les enseignements du Rabbi de Loubavitch Certes, pour la plus grande partie de notre histoire, nous avons été des étrangers sur une terre qui n’était pas la nôtre. Il y eut l’exil égyptien qui précéda notre naissance en tant que nation, l’exil babylonien qui suivit la destruction du Premier Temple, l’exil grec à l’époque du Second Temple et notre présent exil qui commença avec la destruction du Temple par les Romains en 69 de l’ère commune et duquel nous attendons toujours de sortir, après dix-neuf siècles passés sous la domination de puissances étrangères. L’exil – galout, en hébreu – est bien plus que la déportation physique d’une personne de sa patrie. Un individu en exil est arraché à l’environnement qui nourrit son mode de vie, ses principes et ses valeurs, et son identité spirituelle. En exil, tous ces éléments sont en péril, car c’est désormais sur lui seul que tout repose. Il ne peut s’en remettre qu’à sa propre force de détermination et de persévérance pour survivre. Comme l’enseignent nos Sages, « tous les voyages sont dangereux. » Pourquoi sommes-nous en galout ? L’exil est généralement considéré comme une punition pour nos fautes collectives ou personnelles. C’est d’ailleurs ainsi que prophètes le décrivent et, dans nos prières, nous déplorons que « Du fait de nos péchés, nous avons été exilés de notre terre ». Mais si l’exil n’avait pour but que de corriger nos fautes, son intensité devrait diminuer graduellement, à mesure que sont expiés les péchés qui en sont à l’origine. Et pourtant, nous observons qu’à mesure qu’elle progresse, la galout se fait plus sombre et plus profonde. De plus, notre situation d’exil avait été prédite à Abraham dans son alliance avec D.ieu comme partie intégrante de la mission du peuple juif dans l’histoire, bien avant que les péchés qu’elle est censée expier ne soient accomplis. La promesseUne indication du sens profond de l’exil est donnée dans le thème de la « grande richesse » que D.ieu promit à Abraham en conséquence du séjour de sa descendance en Égypte. Cette promesse est de fait un thème récurrent dans le récit de l’exil en Égypte et de l’Exode, à tel point qu’on a l’impression que c’était là le but même du séjour en Égypte. Dans la première apparition de D.ieu devant Moïse, lorsqu’Il se révéla à lui dans le buisson ardent et l’investit de la mission de faire sortir le peuple juif de l’Égypte, Il veilla à mentionner la promesse que « Lorsque vous partirez, vous ne partirez point les mains vides. Chaque femme demandera à sa voisine, à l'habitante de sa maison, des vases d'argent, des vases d'or, des parures... et vous dépouillerez l'Égypte [de sa richesse]. » Lire la suite | |
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