| L'éditorial de Haim Nisenbaum : "La morale: une idée nouvelle?" | | | |
| Magazine - Editorial | |
| Écrit par www.hassidout.org | |
| Mercredi, 04 Novembre 2009 23:50 | |
| Puis vint le temps d’une forme d’individualisation des choix. On se prit à penser qu’il ne pouvait y avoir de cadre général de références, qu’il appartenait à chacun de définir le bien et le mal en fonction de ses propres convictions, souvent jouets de la pression intellectuelle de la société environnante. On ne perçut pas tout de suite ce que la démarche avait de grave, de quelles menaces elle était porteuse. Mais il apparut bientôt que, si on venait à croire que la morale ne peut être qu’individualisée, cela revenait à faire du comportement humain une sorte de “self-service” où les choix par une pente naturelle, seraient rapidement réduits à leur plus simple expression. Alors, parfois, ressurgit cette vieille idée: la morale s’impose à tous, elle doit être liée indissociablement à toute expression sociale et le beau mot de “liberté” ne peut couvrir tous les errements. C’est ainsi que, de temps en temps, sans qu’on sache bien la portée de telles revendications, des instances responsables relèvent que les images et les messages diffusés par les grand médias posent question, qu’il est peut-être arrivé le temps de dire que ni l’homme ni la société ne sortent plus grands ou plus riches de la perte de certaines normes. Devant de telles résurgences, certains crient alors à la réapparition de la censure. Peut-être faut-il dire de nouveau que la liberté a un sens, et que, si on le lui retire, on ne fait pas qu’en retirer la grandeur, on substitue des entraves encore plus contraignantes à celles que l’on croyait supprimer. Car la liberté est exigeante. La vivre demande un investissement de chaque instant. Pour le judaïsme, son chemin est clair: il mène au lien avec D.ieu. Haim Nisenbaum | |
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