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vendredi 26 février 2010

Compilation de Sihoth du Rabbi et de Midrashim sur Tetsavé et Pourim

Compilation de Sihoth du Rabbi et de Midrashim sur Tetsavé et Pourim PDF Imprimer E-mail
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Magazine - Paracha
Écrit par www.hassidout.org   
Traduits et adaptés par le Rav Eliahou DAHAN de Lille

 

Tétsavé

Un Berger Fidèle
La place que Moché tient dans la Torah est unique. En effet, aucun personnage de la Bible n’est aussi souvent cité (770 fois pour Moché). Ainsi, depuis sa naissance, dans la Paracha de Chemoth, il n’y a pas de Paracha qui ne cite son nom de façon explicite. Toutes les Parachioth rappellent donc son nom, excepté la Paracha de cette semaine, Tétsavé.
Pourtant, Moché  est tellement lié à la Torah que le prophète la nomme Torath Moché, la Torah de Moché. Moché mérite cette distinction, car, selon le Midrash, son sacrifice pour la Torah n’avait pas de limite.
Il est donc étonnant de constater que son nom ne figure pas dans notre Paracha. Cette Paracha traite des indications données par Hachem pour l’édification du Michkan. Ainsi, D-ieu parle à Moché tout au long de ces chapitres sans mentionner une seule fois son nom. « Et tu» Qu’elle est donc la raison de cette omission ?  ordonneras aux enfants d’Israël... 
D’après nos sages, Moché serait lui-même à l’origine de cette absence.
Après qu’une minorité du peuple Juif ait fauté pendant l’épisode du veau d’or, Moché supplia Hachem de les pardonner. Ne faisant l’économie d’aucun argument il dit à l’É-ternel : « Si Tu refuses de leur pardonner, efface-moi alors, de Ton Livre. » Les paroles des justes laissent toujours un impact. C’est pourquoi le nom de Moché n’apparaît pas dans cette Paracha même s’il a réussi à faire pardonner le péché d’Israël.
Moché  était conscient que si Hachem n’avait pas pardonné les pécheurs, son nom aurait disparu de toute la Torah et pas uniquement d’une Paracha. Comment est-il possible que Moché ait mis en jeu l’apparition de son nom dans la Torah à laquelle il était tant attaché  et ceci pour aider un groupe d’individus qui ont commis l’acte le plus odieux, le péché du veau d’or ?
Nous en déduisons donc qu’il est impossible de séparer Moché de son peuple. Rachi précise par ailleurs que : « Moché est le peuple Juif, et le peuple Juif est Moché. » 
Le lien de Moché avec les Juifs était plus important que la relation qu’il avait avec la Torah. Son sacrifice à l’égard de tout le peuple Juif, même pour les plus grands pécheurs d’entre eux, passait avant sa relation avec la Torah.
En fait, Moché  dit à D-ieu : « S’il n’y a pas dans ta Torah de place pour le pardon des pécheurs, je te demande, alors, de m’effacer de ce Livre, car je ne conçois pas une Torah qui ne saurait pardonner même le plus infâme des pécheurs de mon peuple. »
Nous devons imiter Moché, le berger fidèle. Comme lui, nous devons aimer tous nos frères Juifs quelle que soit leur situation spirituelle et morale. C’est avec le même sacrifice que nous devons constamment et sans aucune réserve nous efforcer à les approcher à la Torah, notre héritage.  
Likouté  Si’hoth vol XXI
( Lire la suite)

Un Sanctuaire d’Or et de Feu
« Tu ordonneras aux Béné-Israël d’apporter de l’huile pure... pour éclairer en permanence. »
(Exode 27 – 20) 
Le Midrash raconte que Moché s’interrogea sur la façon de faire la Ménora. Hachem lui dit alors de prendre la quantité d’or nécessaire et de la jeter dans le feu. La Ménora prit forme par elle-même.
Pourquoi Moché  saisit-il sans aucun problème les instructions de tous les éléments du Michkan sauf celles qui concernaient la fabrication de la Ménora ?
La Ménora était en or. Sa fonction était d’éclairer l’obscurité de ce monde. Ainsi, grâce à elle, tous pouvaient voir que la Présence Divine résidait parmi le peuple Juif.
En effet, la plus grande manifestation de la Divinité prenait place dans le Sanctuaire qui était construit à partir d’éléments matériels.
Il semblerait, à priori, plus approprié que le dévoilement de D-ieu se fasse au moyen d’efforts spirituels, par l’étude de la Torah et par la prière. Or, la Présence Divine a choisi de se dévoiler précisément dans un édifice matériel, le Temple.
C’est en cela que consistait l’énigme de Moché : comment était-il possible de procéder à une telle révélation à partir d’éléments matériels ? Comment la Ménora pouvait-elle remplir sa fonction de lumière pour le monde tout en restant un bloc d’or ? 
Hachem répondit alors : Il est vrai que ceci dépasse les aptitudes humaines. Moi seul – D-ieu – pourrait le réaliser. Vous n’avez qu’une chose à faire, c’est de jeter l’or dans le feu et la Ménora prendra forme. Le peuple juif doit apporter les éléments matériels pour bâtir le Temple et c’est Moi qui façonnerai la Maison où Ma présence résidera.
En dépit de la destruction du Temple de Yérouchalayim, le Sanctuaire spirituel qui existe dans le cœur de chaque Juif reste intact.
D-ieu s’adresse donc à chacun de nous : Faites pour Moi un Sanctuaire d’or ! Les offrandes spirituelles – l’étude de la Torah et la prière – ne sont pas suffisantes. Je désire aussi résider dans votre existence matérielle ; Je souhaite habiter vos biens.
Il est vrai que cela dépasse votre pouvoir, c’est pourquoi Je vous aiderai. Vous devez seulement jeter votre or dans le feu – dans l’étincelle Divine, la flamme qui brûle dans le cœur de chaque Juif.
Si tes actes matériels – ton or – sont jetés dans le feu, s’ils sont habités du désir brûlant de rencontrer la Divinité, Je les transformerai, alors, en Sanctuaire.

C’est ainsi que ce monde s’emplira de lumière et que tous verront que ma Présence Divine réside parmi vous.

  Likouté Si’hoth Vol I



Etude et Prière
« Tu ordonneras les Béné-Israël pour qu’ils t’apportent de l’huile d’olive pure…pour alimenter une lumière perpétuelle…Aaron et ses fils les disposeront pour brûler du soir au matin. »
(Exode 27 – 20, 21)
Deux questions se posent à la lecture de ce texte :
Pourquoi devait-on apporter l’huile à Moché, alors que la Mitsva d’allumer la Ménora incombait à Aaron ?
En référence à Moché, la Torah parle de « lumière perpétuelle », alors qu’au sujet des flammes entretenues par Aaron, il est dit qu’elles devaient brûler « du soir au matin » ?
En fait, la Ménora symbolise le peuple Juif. C’est, d’ailleurs, sous la forme d’une « Ménora toute en or » que le perçoit le prophète Zacharie. Chaque Juif constitue une lumière, ainsi qu’il est dit (Proverbes 20 – 27) : « L’âme de l’homme est une flamme Divine. » La fonction de Aaron était « d’allumer les lampes », d’enflammer l’âme en révélant ses facettes les plus secrètes : le désir ardent pour la Divinité.
Ce feu est allumé à l’aide de la Torah et des Mitsvoth. Or, le service de D-ieu peut s’appréhender de deux manières : Celle de l’étude de la Torah et celle de la prière. Un feu peut brûler de manière permanente – « lumière perpétuelle » - ou avoir une intensité variable – « du soir au matin. »  
La Torah transcende totalement l’espace et le temps du fait qu’elle Parole et Sagesse Divine. La Mitsva d’étudier n’est pas soumise aux contraintes du temps ; elle doit être étudiée tant le jour que la nuit, c’est pourquoi elle est appelée « lumière perpétuelle. »
Par contre, pour la prière c’est différent. Cela dépend du temps. Chaque prière a un temps spécifique : le matin, Cha’harit ; l’après-midi, Min’ha ; et le soir, Maariv. Il en est ainsi pour la pratique des Mitsvoth, elles doivent généralement être observées dans un temps donné. C’est pourquoi les Mitsvoth et la prière sont comparées aux lumières qui éclairaient le Temple du « soir au matin. »
C’est ici que réside la différence entre Moché et Aaron. L’essence de Moché est la Torah, au point où celle-ci est appelée (Malachie 3 – 22) : « Torath Moché – la Torah de Moché. » Il est donc lié à la lumière perpétuelle. Aaron, lui, symbolise le service des sacrifices remplacés, aujourd’hui, par la prière. Aaron est donc associé à la lumière qui s’inscrit dans le temporel – « du soir au matin. »
Il est nécessaire d’apporter d’abord l’huile à Moché pour qu’il la transmette à Aaron, car, avant toute chose, nous devons nous inspirer de la Torah. Sa dimension transcendante peut alors descendre pour investir les limites du temps et de l’espace au travers de l’application des Mitsvoth. Ainsi, le feu qui habite chacun de nous pourra brûler d’une perpétuelle lumière.   
Sefer HaSi’hoth 5749


Aux Extrémités de la Communauté
« Tu adapteras sur ses pans [de la robe] des grenades…des clochettes d’or au milieu d’elles, tout autour. Elle sera sur Aaron pour le service ; le son [des clochettes] s’entendra quand il entrera dans le Sanctuaire… »
(Exode 28 – 33,35)
Ce texte décrit les vêtements du Cohen Gadol – Grand Prêtre – précisant que des clochettes devaient être placées aux extrémités de sa robe. Quel but avaient ces clochettes ? Pourquoi le Grand Prêtre ne pouvait-il pas entrer dans le sanctuaire sans les porter ? N’aurait-il pas été plus convenable que l’entrée dans le Sanctuaire se fasse dans le silence et dans la discrétion, puisqu’il est dit (Rois I 19 – 11,12) « D-ieu ne s’est pas dévoilé dans le bruit ! [Puis Il vint] dans un doux et subtil murmure » ?
La réponse tient dans le fait que le Cohen Gadol représentait tout le peuple Juif avec ses diverses composantes. Nous pouvons dire que tout Israël l’accompagnait au moment où il servait dans le Mikdach.
Or, nos sages nous indiquent que le service de D-ieu du Baal Téchouva – celui qui s’enfuit du mal et qui entreprend un retour vers Hachem –  est caractérisé par le tumulte, l’élan et le dynamisme. Nous pouvons comparer l’entrain de sa démarche à celui de l’homme qui s’échappe de quelque chose ou de quelqu’un qui lui veut du mal.
En extension, cet aspect du service de D-ieu existe aussi chez chaque Juif, même chez celui qui n’aurait commis aucun péché. Lorsque l’homme réalise combien il est, en fait, éloigné de D-ieu – soit parce qu’il n’a pas encore éradiqué le mal qui est en lui, soit parce qu’il n’a pas encore atteint un véritable degré d’abnégation – il s’éveille en lui un désir brûlant de quitter son statut présent.
Ce type de service de D-ieu est en aucune sorte contradictoire avec le principe énoncé plus haut selon lequel Hachem se révèle dans « un doux et subtil murmure ». En fait, c’est au moment où l’homme finit par atteindre le Divin, l’instant où il entrevoit le degré de D-ieu qui transcende les mondes – le Nom de Havaya, le Tétragramme – que le lien dans la discrétion se crée. Tant que l’homme est encore soumis à un combat, interne et externe, tant qu’il tente d’échapper au mal et de se libérer de son ego pour évoluer spirituellement, son entreprise sera animée et bruyante.
C’est pourquoi le Cohen Gadol était vêtu d’un costume orné de clochettes pour entrer dans le Sanctuaire : ainsi, il entrait avec ceux qui, symboliquement, étaient aux extrémités de la robe – de la communauté. Ces hommes, de part leur situation spirituelle, font – comme les clochettes – un certain bruit dans leur service Divin.
L’enseignement est clair : Nous devons, aujourd’hui aussi, nous tourner vers nos frères, tous nos frères sans distinction, et clamer haut et fort que le moment est venu de mettre les Téfilin, de placer une Mezouza aux portes, d’allumer les bougies de Chabbath etc.
Nous vivons maintenant les moments les plus sombres de l’exil, l’instant qui précède la venue du Machia’h ; nous sommes aux extrêmes de la robe du temps. C’est là que doivent être placées les clochettes. En d’autres termes : de nos jours, la meilleure façon de ramener les Juifs au Judaïsme et à D-ieu est de s’assurer que « le son sera entendu » !

Likouté  Si’hoth Vol XVI





Des Habits de Gloire
La Paracha de Tétsavé  décrit en détail la fabrication des vêtements des Kohanim. Le Kohen Gadol – Grand Prêtre –  devait porter, entre autres, le Ephod – le Pectoral – et le Méïl – la robe.
Le verset nous indique : « Tu adapteras ces deux pierres aux épaulières de l’Ephod, comme pierres commémoratives pour les Béné-Israël, dont Aaron portera les noms sur ses deux épaules, en présence de l’E-ternel, comme souvenir. »
Plus loin, il est dit : « Aaron portera les noms des Béné-Israël, inscrits sur le Pectoral, contre son cœur, lorsqu’il entrera, en commémoration perpétuelle devant Hachem. »
Au sujet de la robe, il est dit : « Aaron la portera en faisant son service, pour que le son [des clochettes] soit entendu quand il entrera dans le Saint Lieu devant le Seigneur, et quand il en sortira… »
Ainsi, ces vêtements avaient pour fonction d’éveiller le souvenir. Les autres vêtements du Kohen Gadol ne remplissaient d’autre but que celui de vêtir.
Le Grand Prêtre était l’émissaire du peuple Juif. Sa mission était de relier les Juifs à  D-ieu. Aussi, nous pouvons faire un parallèle entre le service du Kohen Gadol et les actes du peuple Juif.
L’union des juifs avec D-ieu relève de deux dimensions :
a) La Torah et les Mitsvoth.
b) Le lien intrinsèque qui le lie à D-ieu – ne sommes-nous pas appelés « Ses enfants » ? – même sans agir.
Ces deux éléments existent aussi dans le service du Kohen Gadol : la présence du Kohen Gadol dans le sanctuaire souligne le lien intrinsèque du Juif à D-ieu (indépendamment de ses actes). Puis, prend place le service du Grand Prêtre qui symbolise les efforts fournis par chacun dans le domaine de la Torah et des Mitsvoth.
Les pierres précieuses liées à l’Ephod et qui étaient posées sur l’épaule du Prêtre, ainsi que celles du Pectoral sur lesquelles étaient gravées les noms des tribus d’Israël, symbolisent le plus haut niveau de l’identité Juive : un judaïsme inscrit et gravé dans l’être.
Par contre la robe, qui se prolongeait jusqu’au sol, fait allusion au plus bas niveau : à ceux qui se trouvent aux extrêmes de la communauté. Pourtant, à l’extrémité de cette robe étaient cousues des clochettes en forme de grenade. Nos sages affirment, dans le Midrash, que chaque Juif – même le plus éloigné – est plein de Mitsvoth comme une grenade est remplie de grains.
Le souvenir du peuple Juif devant D-ieu était porté par le Kohen Gadol : chacun y était associé de la même manière. Aucun Juif ne devait manquer. L’unité du peuple juif doit défier tous les défis, toutes les épreuves.

Likouté  Si’hoth Vol XXI

Dans la Discrétion
« Fais un Mizbéa’h – autel – en bois de cèdre pour y brûler l’encens… Aaron brûlera l’encens sur cet autel chaque matin… Cet encens sera perpétuel devant l’E-ternel, pour toutes vos générations. »
(Exode 30 – 1, 7, 8)
Notre Paracha – Tétsavé – poursuit la description et l’énumération des différents éléments du Michkan. Ce passage donne les instructions pour la fabrication des ustensiles du Temple et des vêtements sacrés des Kohanim – les prêtres.
La dernière Mitsva énoncée par la Paracha concerne la construction d’un autel à encens en or. De ce fait, nous pouvons déduire que l’offrande de l’encens – la Kétoreth – constituait le point culminant des différents rites et services faits dans le Sanctuaire.
Analysons donc les particularités de ce rite :
L’encens était offert chaque jour par un Kohen différent ; seul un Kohen pouvait entrer dans l’enceinte du Sanctuaire ; aucune autre personne ne devait être présente au moment où le Kohen procédait à son offrande. Le Kohen se retrouvait seul face à la Présence Divine.
C’est en ce point que nous pouvons faire le parallèle avec le service de D-ieu de chaque Juif. Nous atteignons le plus haut niveau de pratique de la Torah et des Mitsvoth lorsqu’ils sont appliqués dans la discrétion et sans fanfare ; dans cette situation, chacun de nous se retrouve face à la Présence de D-ieu.
En réalité, nous pouvons dire que chaque Juif est considéré « Kohen » ; d’ailleurs, Hachem ne dit-Il pas à Moché : « Vous serez pour Moi une nation de Kohanim. » A l’instar des Kohanim qui furent choisis pour faire le service dans le Sanctuaire au nom de toute notre nation, chaque Juif fut choisi pour servir Hachem. Aussi, le service de D-ieu de chacun a une résonance collective au-delà de l’intérêt individuel.
La meilleure façon d’exécuter une Mitsva – et particulièrement la Tsédaka – est de l’appliquer à l’abri des regards et des flashs médiatiques. Un Juif ne devra jamais faire une Mitsva dans le but d’être reconnu où d’être cité dans les journaux pour ses œuvres. La discrétion est la forme la plus parfaite pour entreprendre une bonne action ; ainsi, seuls D-ieu et le participant en sont informés. Le dialogue avec D-ieu se fait alors intime, à la manière de l’encens qui n’était offert par le Kohen qu’en Présence de D-ieu.
En outre, à  l’instar de l’encens offert dans le Temple, le service de D-ieu fait dans la discrétion cause et engendre la manifestation de Ché’hina – la Présence Divine – à travers le monde.  
Likouté  Si’hoth Vol I


Deux Autels
La Torah ordonne, à la fin de la Paracha de Tétsavé, de construire un petit autel et de le placer à l’intérieur du Michkan – le Tabernacle – afin d’y offrir les encens. Cet autel de l’intérieur –  Mizbéa’h Hapénimi – supplantait celui qui était érigé  dans la cour du Sanctuaire et qui servait pour toutes les autres offrandes telles que les sacrifices, libations etc.
Pourquoi avions-nous besoin de deux autels ? Pourquoi ne pas se suffire d’un seul autel sur lequel toutes les offrandes – sacrifices et encens – auraient été offertes ?
La ‘Hassidouth explique que les deux autels représentent, en fait, deux niveaux de la révélation Divine : L’autel intérieur fait référence à la lumière qui transcende la Création, tandis que celui de l’extérieur symbolise un niveau plus manifeste et moins éloigné, l’aspect de la Divinité qui descend habiter Sa Création. L’autel de l’extérieur était érigé sur la partie la moins élevée du Sanctuaire – la cour, alors que le petit autel de l’intérieur se trouvait dans l’enceinte même du Michkan.
Dans le contexte de l’engagement spirituel de l’homme, nous trouvons aussi deux pôles : la premier élément est appelé, dans la mystique Juive, Avodath HaBirourim, et consiste à raffiner le monde matériel, à séparer le bien du mal et à élever le monde vers le sacré ; la deuxième tendance ne consiste pas à s’attaquer au mal, mais s’efforce plutôt à atteindre un niveau toujours plus haut dans la proximité et la fusion avec le Divin.
L’autel extérieur correspond à l’aspect de la Divinité qui s’implique dans la Création, c’est pourquoi il est réservé aux offrandes et sacrifices divers. On y offrait les matières terrestres dans le but de les élever et de les raffiner : Avodath HaBirourim.
Par contre, l’autel de l’intérieur – expression de la transcendance – était réservé à la Kétoreth – l’encens – terme étymologiquement proche de « Katar » qui signifie « se relier », soit fusionner avec le Divin.
Le Temple existe, selon l’interprétation de nos sages, dans le cœur de chacun de nous, ainsi qu’il est dit : « Ils Me feront un Sanctuaire et Je résiderai en eux. » C’est bien « en eux » que D-ieu s’engage d’habiter – dans le coeur de chaque Juif – et pas seulement dans les murs du temple matériel. Il serait alors logique de trouver dans le cœur de chacun d’entre nous ces deux autels : l’externe et celui de l’intérieur. La partie révélée de notre cœur est engagée dans l’utilisation du monde matériel à des fins élevées ; alors que la partie profonde et intime de l’expression de notre cœur se réserve à la fusion avec D-ieu.
En d’autres termes : Un Juif a pour mission de dépasser le cadre de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvoth, stricto sensus, et de se consacrer aux activités mondaines, comme manger, boire, travailler et autres. Néanmoins, ces matières ne sont pas utilisées à des fins d’assouvissement de désirs purement terrestres ; nous devons nous employer à donner un sens sacré à ces actes matériels et anodins.
De ce fait, l’homme qui prendrait conscience de l’importance de la mission qui lui a été donnée, pourrait tomber dans l’erreur et se dire que c’est de tout son être – l’extérieur et l’intérieur de son cœur – qu’il devrait s’y engager. Aussi, la Torah précise qu’en dépit de l’aspect incontournable, pour le Judaïsme, d’avoir une vie engagée matériellement, il est vital de savoir garder un espace caché et intime dans sa relation avec le Divin où  seule une spiritualité intense aurait une place.
Néanmoins, les deux pôles sont indissociables : nous devons, pour atteindre les plus hauts niveaux du service de D-ieu, passer par la phase extérieure – les Birourim – en élevant notre pensée, notre parole et notre action sur l’autel de la cour. Ce n’est qu’après ce préalable que nous pouvons prétendre entrer dans l’intimité du Divin pour fondre sur l’autel intérieur.
Likouté  Si’hoth Vol VI



Midrash Tetsave

Une Lumière Eternelle
« Tu ordonneras aux Béné-Israël de t’apporter de l’huile pure d’olives concassées, pour le luminaire, afin d’alimenter les lampes en permanence. »
(Exode 27 – 20)
Notre Paracha poursuit les indications liées à l’édification du Temple ; Hachem commence par demander à Moché de veiller à ce qu’il y ait une lumière permanente dans le Sanctuaire.
Nos sages indiquent que cette lumière n’avait pas pour but d’éclairer l’enceinte du Temple, car D-ieu n’a nullement besoin de cette lumière ; l’objet de cet acte était d’apporter la lumière au monde extérieur. C’est la raison pour laquelle les fenêtres du Beth-Hamikdach avaient une forme particulière. Elles étaient étroites vers l’intérieur et larges vers l’extérieur, afin de laisser jaillir la lumière de la Ménora en direction du monde extérieur.
Néanmoins, D-ieu assura au peuple Juif que cette lumière ne serait nécessaire qu’aujourd’hui – dans notre monde ; et que par le mérite des lumières du Temple, Il nous enverrait le Machia’h qui est comparé à une flamme dans les Psaumes (132 – 17), ainsi qu’il est écrit : « Là, Je ferai grandir la corne de David, J’allumerai le flambeau de Mon Machia’h. »
De plus, D-ieu, Lui-même, sera, pour nous, une source de lumière, ainsi qu’il est dit (Isaïe 60 – 19,21) : « L’E-ternel sera pour toi une lumière permanente, une splendeur glorieuse. Ton soleil n’aura jamais de coucher, ta lune jamais d’éclipse ; car l’E-ternel sera pour toi une lumière inextinguible, et ce sera fini de tes jours de deuil. Véame’h Koulam Tsadikim – Ton peuple ne sera composé que de justes, qui posséderont à jamais ce pays, eux, rejetons que J’ai plantés, œuvres de Mes mains, dont Je suis fier. » 

Yalkouth Chimoni


Le Jugement de Machia’h
« Tu feras le ‘Hochen Michpath, le pectoral de jugement, artistement ouvragé. »
(Exode 28-15)
« Tu ajouteras au pectoral du jugement les Ourim et les Toumim pour qu’ils soient sur la poitrine d’Aaron ... Aaron portera le destin des Béné-Israël sur sa poitrine. »
(Exode 28-30)
Le ‘Hochen, pectoral, faisait partie des 8 parures que le grand prêtre, le Cohen Gadol, portait dans le Beth-Hamikdach.
Lorsque les Béné-Israël avaient une question ou un problème, ils s'adressaient au Cohen Gadol. La réponse de D-ieu paraissait, alors, sous forme de lettres qui illuminaient les pierres précieuses du ‘Hochen. Le Cohen était inspiré par D-ieu et pouvait donc transmettre la réponse aux Béné-Israël.
Chaque mot hébraïque a une valeur numérique. Celle du mot ‘Hochen - חשן est de 358, donc égale à celle du mot Machia’h – משיח. Car, le Machia’h aura le pouvoir de juger et de résoudre les problèmes d’Israël simplement par l’inspiration Divine. 



Midrach sur Pourim

Le Nouveau Yom-Tov

Le méchant Haman parut devant le roi Assérus et lui dit : Vous savez, Majesté  ces Juifs qui sont sous votre domination, sont un peuple bien bizarre. Ils sont constamment en train de célébrer des fêtes ! Chaque semaine ils célèbrent leur Chabbath. Chaque mois ils ont leur Roche-'Hodèche. En Nissan, ils ont Pessa'h. En Sivan, ils ont Chavouoth. En Tichri, ils en ont plusieurs : Roche­Hachanah, Yom-Kippour et Souccoth. Ne trouvez-vous pas qu'ils ont trop de fêtes ?
- Tel que cela m'apparaît, dit Assuérus avec modération, ils accomplissent tout simplement les prescriptions de leur Torah. Cela prouve que c'est un peuple bon, honnête et, de plus, fidèle à sa foi.
- Alors, pourquoi ne célèbrent-ils pas également vos fêtes ?, demanda in­sidieusement Haman. Ils consacrent bien assez de temps aux leurs !
A ce moment, une voix céleste se fit entendre : « Haman, misérable Haman ! Cela te choques que les Juifs aient tant de fêtes ? Tu verras bientôt comme ta scélératesse te sera funeste. Et cela donnera aux juifs encore une occasion de célébrer une nouvelle fête. »
Le Vieux D-ieu
Le roi Assuérus rassembla tous ses conseillers afin de leur demander leur avis sur le problème des Juifs. « Croyez-vous, leur dit-il, que l'idée de Haman qui con­seille l'anéantissement du peuple juif soit bonne ? »
- L'idée est bonne, bien sûr, répondirent-ils. Mais qui oserait porter la main sur le « Peuple Elu » de Dieu ?
- Ne soyez donc pas si lâches, rétorqua Haman. Le D-ieu des juifs ne manifeste pas tellement Son affection à l'égard de Son Peuple Elu comme vous le nommez. Ou peut être Ses forces ont-elles faibli. Après tout, bien des années ont passé depuis le temps où il fit subir à Pharaon les effets de Sa grande puissance. Il faut reconnaître que les choses sont différentes actuellement. Voyez comme Nabuchodonosor a détruit la Terre d'Israël et leur Saint Temple. Leur Dieu ne S'est guère ému quand les Juifs ont été amenés en exil parmi nous. Qu'en déduire sinon qu'Il n'avait aucun moyen d'empêcher tous ces malheurs ! Après tout, c'est un très vieux Dieu !
Il fut alors décidé  à l'unanimité que le décret contre les juifs serait appliqué.
La Potence
Pendant que le méchant Haman préparait ses plans en vue de faire pendre Mordekhaï, l'idée ne pouvait effleurer son esprit que ce serait lui, Haman, qu'on pendrait à sa place.
Mais le Tout-Puissant savait quel triste sort était réservé à Haman. Il lança donc un appel aux arbres afin que l'un d'eux se dévouât et jouât son rôle de potence. Un souffle puissant parcourut les forêts et chaque arbre revendiqua la Mitsva de contribuer à la pendaison de Haman le perfide, qui était si pressé d'anéantir le peuple de Dieu.
- De grâce, choisissez-moi, supplia le Figuier. Je suis l'arbre que les juifs ont honoré en prenant mes fruits comme offrande de Biccourime (Premiers Fruits) à  Dieu.
- Moi aussi, je suis honoré par les Juifs au service de Dieu, réclama l'arbre produisant l'Etrog. Faites que le méchant Haman soit pendu à l'une de mes branches !
- Pourquoi pas moi ? protesta l'Olivier. Moi aussi j'ai été utilisé au service de Dieu, puisqu'on s,'est servi de la pure huile de mon fruit pour alimenter les can­délabres du Beth- Hamikdache.
- S'il est question du Beth-Hamikdach, alors nous pouvons, nous aussi, nous prévaloir d'avoir été utilisés au service de Dieu, lancèrent à l'unisson les Cèdres et les Acacias. C'est avec notre bois que le Beth-Hamikdach a été con­struit. II nous semble que c'est à nous que revient le privilège de servir Dieu en servant de potence pour le méchant Haman !
- Ecoutez, mes bons amis, intervint le Pin. Il est vrai que je n'ai à me vanter d'aucun mérite spécial. Mais quel mérite a donc Haman ? Cet homme haïssable a bien assez harcelé les juifs de son aiguillon. Je crois être l'arbre qui convient le mieux - avec toutes mes aiguilles - à  la pendaison de ce Haman si plein d'épines. Ainsi fut fait. Haman fit dresser la potence à la forte branche d'un pin. Fier du résultat, il appela tous ses amis et serviteurs afin de leur faire admirer le travail terminé. Il était de si bonne humeur à l'idée de voir pendre l'ennemi qu'il haïssait le plus au monde, Mordekhaï, que d'un geste enjoué, il passa sa tête dans le noeud coulant en disant à ceux qui l'entouraient : « Il vaut mieux s'assurer par soi-même que la potence est bien préparée et qu'elle fera ce qu'on attend d'elle ! ».
- Insensé Haman, dit une voix céleste qu'il fut seul à entendre, tu viens de montrer de façon irréfutable que la potence est prête à t'accueillir afin que tu y sois pendu. Elle est à ta mesure comme cette fin est à ta mesure ; triste sort qui a été prévu pour toi depuis les premiers jours de la Création.

Le Cri des Enfants
Quand le terrible décret contre les juifs fut connu de Mordekhai, ce dernier parcourut toutes les rues de Chouchane et rassembla tous les enfants Juifs. Ils étaient vingt-deux mille. Il leur parla du plan du méchant Haman et leur demanda de se joindre à lui pour les prières. Suivant l'exemple de Mordekhaï, les enfants se vêtirent de toile de sac et couvrirent de cendres leurs têtes juvéniles. Dans cet état ils se mirent à  étudier la Torah et à prier Dieu de toute la pureté et la sincérité de leurs jeunes coeurs.
Sitôt que le perfide Haman apprit ce que Mordekhaï avait fait, il dépêcha ses gardes armés afin que tous les enfants juifs fussent immédiatement enchaînés et jetés en prison. « Demain, je les ferais tous égorger », décida ce bourreau sans coeur.
La clameur des lamentations s'éleva parmi les Juifs de Chouchane. Toutes les mères juives se précipitèrent en larmes vers les prisons où étaient enfermés leurs enfants à qui elles apportèrent à boire et à manger, afin qu'ils eussent la force de supporter leur sort tragique.
Mais le morale des enfants était intact. Ils étaient résolus à poursuivre leur jeûne et leurs prières à Dieu. Ils espéraient ainsi aider à  provoquer la miséricorde de Dieu en faveur du peuple infortuné.
La douleur des mères et des enfants fut si accablante, leurs larmes amères si abondantes, que les portes du ciel ne purent tenir sous cette poussée irrésistible. Elles s'ouvrirent toutes grandes et les pleurs et les prières atteignirent jusqu'au Siège de Miséricorde du Ciel. Le Tout-Puissant se saisit alors du rouleau sur le­quel était écrit l'affreux décret et le déchira. Bientôt le miracle de Pourim était célébré par les Juifs dans une atmosphère de joie et de gratitude sans bornes envers Dieu.


Selon la Volonté de Chacun
« Le roi fit pour tout le peuple qui se trouvait à Chouchan… festin de sept jours… On buvait à volonté… le roi avait ordonné à tous les officiers de sa maison de se conformer au désir de chacun. »
(Esther 1 – 1,5,8)
Lorsque A’hachvéroch donna l’ordre de se conformer au désir de chacun de ses invités, D-ieu l’interpella et lui demanda : « Comment oses-tu affirmer que tu sauras remplir le désir de chacun, alors que Moi, le Créateur, je ne peux pas satisfaire tout individu ? ! Comment satisfaire deux marins qui prennent le large à partir du même port et qui souhaitent se diriger dans des directions opposées ? Le vent soufflera-t-il du nord ou du sud ! Comment feras-tu pour satisfaire les deux hommes qui se présenteront devant toi : l’un d’eux – Mordé’haï - sera Juif, tandis que l’autre – Haman – le haïra ? ! Tu seras obligé d’honorer l’un d’eux et de pendre l’autre. »
Rav Houna ajoute : Aujourd’hui, il est impossible de combiner les vents venant de directions opposées ; mais, à l’époque du Machia’h, D-ieu fera souffler tous les vents pour sauver Son peuple, ainsi qu’il est écrit (Isaïe 43 – 6) : « Je dirai au Nord : ’Donne !’ – au Sud : ‘ Ne les retiens pas ! Ramène des pays lointains mes fils, et des confins de la terre mes filles !’ »
Il n’existe qu’Un seul Roi qui fasse la volonté de Ses sujets ; c’est Hachem, ainsi qu’il est dit dans les psaumes à propos de la Guéoulah : « Il accomplit les désirs de Ses fidèles ; Il entend leurs supplications et Il les délivre. »

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